À Clorinde Zéphir Christine Clairmont

Un jour de grâce
Émergeant de l'essence
Cosmique
À la fenaison des pensées
Mirifiques
Telle une promesse accomplie
Dans la luminescence de l'esprit
Sous la férule du mystère

Un bourgeon d'espoir
Extirpé au jardin de l'innocence
Un épi de rêves détaché
Dans la cohue des sentiments
Une écharde de haine enfoncée
Dans l'échine de la terre

Une soif de paix inscrite
Dans l'arborescence du quotidien
M'entraîne vers le chemin des étoiles
Comme les pèlerins de nuit
Pour éluder des charpentes du temps

Et le chant des sirènes me parviennent
Mais une coulée de vague me dissimule
L'étendue du rivage où s'échoue
un ban des cormorans en détresse