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Mesdames et Messieurs, chers Amis, Sours et Freres,
Nous voici réunis dans la meme ferveur pieuse, dans le meme sentiment profond de la justice, dans la meme communion d’esprit pour commémorer le dixieme anniversaire du martyre du peuple serbe, victime de la plus injuste, de la plus abominable, de la plus criminelle, de la plus sale des guerres dans l’histoire de l’humanité, la guerre que l’Otan a mené contre la Serbie tout au long du printemps 1999. Et quand je dis cela, je pese bien mes mots, car on n’a jamais vu dans l’histoire du monde une telle disproportion de forces en présence: d’un côté la plus grande et la plus puissante alliance militaire de tous les temps, l’Otan, représentant dix-neuf Etats, totalisant pres d’un milliard d’individus et disposant de moyens illimités dans tous les domaines, et de l’autre côté un seul pays, la Serbie, comptant, elle, a peine dix millions d’âmes et ne disposant que des moyens militaires, politiques, économiques et médiatiques infimes par rapports a ceux de l’Otan. Il va sans dire que la Serbie n’avait jamais fait le moindre tort a aucun des pays appartenant a la coupable, j’allais dire a la scélérate alliance. En fait la Serbie ne faisait que défendre la partie la plus sacrée de son territoire, le Kossovo, contre l’ennemi séculaire albanais. D’autre part, cette guerre, a la différence des autres, fut une guerre chimique, radiologique, polluant a jamais le milieu naturel et, par conséquent, meurtriere, non pas seulement pour ceux qui la subissaient a ce moment-la, mais pour les générations a venir, aussi bien des humains que d’autres etres vivants.
Toujours est-il qu’a cette heure-ci, il y a dix ans, la Serbie était mise a feu et a sang par des bombardiers de l’Otan qui, d’abord, par centaines, tels des oiseaux de la mort, s’étaient abattues sur la Serbie et le Monténégro, dans la nuit du 24 au 25 mars, puis allaient le faire par milliers, voire par dizaines de milliers jusqu’a enténébrer les cieux printaniers de la Serbie. Car cette orgie criminelle devait se poursuivre pendant 78 jours et nuits, sans faire la moindre pause meme pour la fete des Pâques, telle a été la soif du mal de nos humanistes, fauteurs de cette abomination. De médiocres leaders de grandes nations, un Clinton, un Blair, un Schröder, un Chirac avec la sinistre Albright et le lamentable Solana parmi eux, s’étaient soudain métamorphosés en cavaliers de l’apocalypse, tant il est vrai qu’il n’est de pire calamité que lorsque la médiocrité se prend pour de la grandeur.
Quel fut le prétexte pour cette explosion du mal sans précédent dans l’histoire humaine? Les caciques de l’Occident s’étaient melés, sans y rien connaître ni comprendre, d’un conflit historique demi-millénaire entre Serbes et Albanais durant lequel ces derniers, agissant a l’ombre de divers regnes esclavagistes, turc, germano-italo fasciste et titiste communiste, s’étaient implantés au prix de la terreur la plus effroyable au cour de la Serbie, au Kossovo et en Métochie, en y devenant ainsi majoritaires. Or, les personnages que je viens de citer avec des hordes de propagandistes tout aussi ignorants qu’eux, mais également corrompus et avides du mal, avaient perverti ce long conflit historique en un conflit idéologique, plus précisément droit-de l’hommiste. Evidemment, dans leur aberration et dans leur mauvaise foi, ces dirigeants indignes - ne retenant de cet antagonisme multiséculaire que la derniere décennie du XXe siecle ou les Serbes avec Slobodan Milosevic auraient prétendument pratiqué l’apartheid, voire envisagé l’extermination jusqu’au dernier d’un million d’Albanais de la province - jugerent qu’il fallait de toute urgence secourir ces derniers, quitte a détruire la nation serbe tout entiere. Ou, tout au moins, a la rejeter a l’âge de pierre, comme le glapissait le fallacieux Jamie Shea depuis son antre bruxellois, alors que son chef, le scandaleux Clinton proférait, depuis son Bureau ovale de la Maison Blanche, appelé le Bureau oral a cause des pratiques auxquelles il s’y adonnait avec sa stagiaire, la menace de bombarder la Serbie pendant des mois, sinon pendant des années, s’il le fallait, au nom de la morale, bien sur.
Les quatre grands agresseurs avec la flopée de leurs petits minables acolytes, assuraient agir en archanges de Droits de l’homme et de la Démocratie, alors qu’ils n’agissaient qu’en mercenaires du mal héréditaire albanais antiserbe moyennant lequel ils assouvissaient parfaitement leur propre volonté de puissance, notamment de se voir les maîtres du monde en manque de la Russie, celle se trouvant alors a genoux. Ils ne cessaient, en poursuivant leur action destructrice, de répéter, et Chirac le premier dans ses fameux messages télévisés a la nation, cette ineptie: «Nous ne faisons pas la guerre au peuple serbe, nous faisons la guerre a Milosevic!» Et leur acharnement sur le peuple serbe était d’autant plus féroce que celui-ci faisait héroiquement face au fléau. Ils affirmaient également qu’ils ne pouvaient pas s’arreter afin de ne pas perdre la face, comme s’ils en avaient une.
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L'apocalypse de l'Otan sur la Serbie |
Quel fut, cependant, le bilan de cette action démoniaque de l’Otan dans les Balkans que l’on baptisa, pour comble du cynisme, Merciful Angel, Ange miséricordieux? Environ 4000 hommes, femmes et enfants morts, le plus souvent déchiquetés ou carbonisés, deux fois autant de blessés, des centaines de milliers d’Albanais d’abord, des Serbes ensuite jetés sur les routes de l’exode, des villes, des infrastructures, des usines détruites, des ponts croulés, des écoles, des hôpitaux, des édifices abritant des administrations et des médias touchés, des trains en marche et des autobus intentionnellement visés, des lieux de culte et des monuments historiques dévastés surtout lorsqu’a la fin l’horreur aérienne, la piétaille albanaise de l’Otan se mit en branle… Le martyrologe serbe dans cette aventure meurtriere de nos humanistes dans les Balkans est sans fin.
Cependant ce qui est le plus grave, c’est que les otaniens ont ensemencé cette partie de l’Europe du mal incurable de l’uranium appauvri et d’autres matieres toxiques, de sorte que les maladies cancérigenes y ont progressé de 200% par rapport a la période d’avant la guerre. Leur crime gagna également la partie de l’univers qui est la nôtre, puisque avec soixante-dix mille sorties qu’effectua leur aviation, ils porterent atteinte aux cieux éternels, notamment en lacérant la couche d’ozone au-dessus de l’Europe méridionale et en aggravant ainsi l’effet de serre et, par conséquent, le déreglement climatique général.
Le crime a porté ses fruits noirs en ces dix années écoulées sur le plan humain, écologique, climatique, mais aussi sur le plan éthique et politique, puisque les fauteurs du mal ou leurs successeurs, s’obstinant dans l’erreur, reconnurent, en février 2008, le Kossovo serbe albanisé ou quelque cent mille Serbes y restant encore vivent dans des ghettos, comme Etat indépendant, mutilant ainsi une Serbie, déja meurtrie, de 15% de son territoire, ainsi que de mille ans de son histoire et de sa mémoire.
Aussi leur parodie du tribunal de la Haye a tourné pendant tout ce temps a plein régime, en faisant emprisonner, juger et condamner a de lourdes peines un grand nombre de responsables serbes civiles et militaires, alors que les responsables albanais, couvert de sang, étaient laissés en liberté ou blanchis de toute accusation ou meme promus hommes d’Etat! La seule réussite dont ils peuvent tristement s’enorgueillir, fut la mise a mort de Slobodan Milosevic parce que, tel un héros mythique, il les avait défiés et transformé son banc d’accusation en une tribune de la vérité serbe occultée et étouffée depuis des années. Mais comme l’enfer n’arrete pas de réclamer son lot de victimes, ils viennent de s’offrir pour ce dixieme anniversaire de leur méfait, la détention a vie de quatre généraux serbes dont le seul crime aura été d’avoir héroiquement défendu leur pays face a l’agression de l’Otan.
A l’époque les aboiements de l’hydre médiatique a mille tetes s’unissant aux grondements de l’apocalypse, assourdissaient le monde a tel point que la voix des hommes de vérité et de conscience qui se levait en Occident pour dénoncer l’abomination, ne pouvait pas percer a travers ce vacarme infernal. Or, une fois le vacarme s’étant estompé, les criailleurs de l’Otan étant occupés qu’ils sont a digérer leurs méfaits, voici que la voix de ces hommes épris de justice et de vérité, n’a cessé, malgré la conspiration du silence qui perdure, de gagner, de monter, de s’amplifier durant toutes ces années écoulées jusqu’a s’unir précisément ces jours-ci avec de nombreuses réunions pareilles a la nôtre a travers le monde, en une vaste symphonie, celle de la Vérité sur le monstrueux brigandage de l’Otan en Serbie. Et chacune de ces réunions, constitue une victoire sur l’Otan qui s’érige en gardienne du monde, alors qu’elle risque d’en etre le fléau, comme le démontrent ses sinistres exploits en Serbie, en Irak, en Afghanistan ou les sombres desseins que l’Alliance ne cesse de tramer avec ses pitres géorgien et ukrainien, contre la Russie. Mais on pressent le jour ou s’écroulera cette alliance de malheur, comme doit s’écrouler tout ce qui repose sur le mensonge qui est le mal et le pere du mal, pour citer le mot de l’Evangile, qui s’est vérifié tant de fois au cours de l’Histoire. Aussi convient-il de rappeler que, a la différence du tribunal des hommes, le tribunal de l’Histoire ne connaît point la prescription des crimes mais, bien au contraire, il les fait juger beaucoup plus séverement avec le temps qui passe.
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Pierre- Marie Gallois et Komnen Becirovic,
lors de la réunion commémorative, le 25 mars 2009 a Paris. |
Notre réunion d’aujourd’hui a ceci de particulier qu’elle est emblématiquement marquée par la parution d’un ouvrage monumental consacré a l’homme qui, depuis pres de vingt ans que dure le calvaire du peuple serbe, n’a cessé d’etre a ses côtés, souvent au prix d’une profonde disgrâce dans son propre pays, et qui, tant par sa constance que par son âge avancé, est considéré comme le patriarche de la juste cause du peuple serbe dans le monde, Pierre-Marie Gallois. Il a fait le supreme effort d’etre avec nous ce soir et d’intervenir brillamment, comme il vient de le faire, mais il était aussi, par image interposée, l’autre jour a la grande réunion commémorative internationale a Belgrade ou son message filmé, projeté en guise d’introduction sur l’écran, a été applaudi par une assistance de mille personnes, message que les journaux ont reproduit le lendemain.
C’est grâce aux efforts conjugués de l’auteur Christian Malis et de l’éditeur Vladimir Dimitrijevic que cette biographie du général Gallois a pu voir le jour pour cette commémoration. Le héros de ce livre et son auteur qui est parfaitement a la hauteur de son sujet, le recommandent suffisamment d’eux-memes, pour que je vous en parle davantage mais, néanmoins, j’en dirai quelques mots, avant de terminer.
Ce livre, c’est la saga, l’épopée d’un homme exceptionnel, d’un homme supérieur dont la vie s’identifie a son siecle, naturellement en ce qu’il a de meilleur: héros de la lutte pour la liberté du monde contre l’esclavage nazi durant la Seconde guerre mondiale, concepteur de la doctrine nucléaire française afin que la France puisse décider de son propre destin et agir en toute indépendance, sans etre entraînée dans des conflits qui ne sont pas les siens, comme elle s’est, hélas, fourvoyée, a la traîne de la guerriere Albright, dans la guerre contre son alliée de toujours, la Serbie; géostratege dont les livres sur l’âge atomique dans lequel était entrée l’humanité apres Hiroshima, devenaient les livres de chevet des hommes politiques de premier ordre ou des penseurs aussi éminents que fut par exemple Raymond Aron; théoricien de la dissuasion, soutenant qu’une centaine de bombes nucléaires suffisaient pour décourager tout adversaire potentiel, au lieu d’en accumuler des dizaines de milliers, comme le faisaient les Etats-Unis et l’Union soviétique a l’époque, s’adonnant ainsi a ce qu’il appelait le plus grand gaspillage de l’histoire; auteur de la fameuse Géopolitique devenue la bible de tous ceux qui allaient s’essayer dans cette discipline, puis de toute une série d’ouvrages sur les événements de la fin du XXe et du début du XXIe siecles ou il s’affirme définitivement comme penseur, comme sage, comme la conscience de la France et l’une des consciences de l’Occident. Ainsi accomplit-il une mission, ô combien nécessaire, dans une époque ou sévissent, ou proliferent, telles les cellules cancéreuses dans un organisme, des imposteurs, de petits maîtres et de faux prophetes, des instigateurs au meurtre de nations entieres, drapés en toge blanche d’humanistes qui ne tarde pas d’etre imbibée du sang des innocents.
Oui, on a parfois le sentiment que, si la Providence a fait tant durer Pierre-Marie Gallois, c’est pour qu’il puisse précisément exercer aussi longtemps que possible ce grand rôle qui est le sien. Né le 29 juin 1911, apres que la premiere décennie du XXe siecle se fut a peine écoulée, la Providence semble, en effet, lui avoir accordé pleinement, non pas seulement de franchir le sommet de son siecle, mais de se prolonger durant cette premiere décennie du siecle présent, pour pouvoir continuer jusqu’aux extremes limites fixées a l’homme, de rayonner par sa pensée dans une France et dans monde de plus en plus enténébrés.
C’est que Pierre-Marie Gallois fait partie des élus de la Providence et qu’il est actuellement en tant que tel, tant par son ouvre que par son âge vénérable, dépositaire de la France éternelle. Aussi constitue-t-il un exemple permanent pour nous tous: puisqu’il ne fléchit ni n’abandonne pas a l’âge de 98 ans le combat pour la justice et la vérité, nous autres, beaucoup plus jeunes, nous n’avons nul droit de fléchir ni d’abandonner, d’autant moins que ce combat porte des fruits, comme le prouve notre rencontre d’aujourd’hui et tant d’autres de nos freres et de nos sours a travers le monde. Et la meilleure preuve en est que, pendant que nos paroles véridiques retentissent ces jours-ci dans l’univers, nos adversaires, si criards il y a dix ans, se taisent et se terrent a présent dans leurs antres de mensonge!
Certes, nous avons beaucoup souffert et beaucoup enduré, cela semble etre notre lot, mais souvenons-nous de la parole évangélique: heureux celui qui endure jusqu’a la fin.
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