Présentation - Maurice Pergnier

Ce sont, pour la plupart, ses articles, ses interventions publiques, ses appels et ses entretiens, dans la période de 1989 à 2001, relatifs aux Kossovo, que Comnène Betchirovitch rassemble dans ce volume dont le titre Le Kossovo dans l’âme, en dit long sur le lien qui unit l’auteur au sujet qu’il traite sous ses divers aspects, historique, culturel, écologique et, en particulier, sous celui de la justice et de la vérité. Par ses constantes références à l’histoire, qui est ici à l’honneur, alors qu’elle est demeurée proscrite tout au long des événements en ex-Yougoslavie, l’auteur fait ressortir toute la complexité de la question du Kossovo, ouvrant au lecteur une vision différente de celle imposée par une asphyxiante pensée unique, sur un drame balkanique ayant pris des proportions universelles, le drame du Kossovo. Il répond en même temps à ceux qui, tributaires de cette pensée unique, n’ont cessé de sévir contre les Serbes des années durant.

Interlocuteur de grands auteurs français dans les années soixante, comme en témoigne son André Malraux, ou la grandeur humaine ; défenseur du sanctuaire du mont Lovtchène au Monténégro contre la profanation et la destruction auxquelles se livra le régime communiste dans la décennie suivante; voyageur à travers la Serbie éternelle qu’il révèle dans ses Lettres de sanctuaires serbes ; militant pour la sauvegarde du patrimoine de sa Moratcha natale, notamment dans L’Éternité menacée de la Moratcha, Comnène Betchirovitch fait vibrer toutes les fibres de sa sensibilité, celles de polémiste, d’historien, de poète, de patriote et d’Européen de par sa vaste culture et son long séjour en Occident.

ISBN : 2-8251-1586-X

L'église de l'Annonciation de Gratchanitsa (1321), l'une des dernières demeures du Christ, sur plus d'un millier, de l'époque médiévale au Kossovo.

Couverture: Le Christ de la Déisis de l'église des Saints-Apôtres de Petch (1260).

Voir la suite au verso de la quatrième de couverture.


De gauche à droite et de haut en bas: Enfant blessé, l’un des rares survivants de l’autobus touché par un missile de l’Otan à Saviné Vodé, le 5 mai 1999. – Bombe à fragmentation dans le parc national du mont Kopaonik, le 13 avril 1999. – La Télévision serbe au lendemain du bombardement du 23 avril 1999. – La cathédrale du Saint-Sauveur de Djakovitsa (1940), avant et après sa destruction par les Albanais sous l’égide de l’Otan, le 24 juillet 1999. – Le train de voyageurs transformé en amas de ferraille, lors du bombardement du pont à Grédélitchka Klissoura, le 12 avril 1999 — douze personnes tuées et de nombreux blessés. – La raffinerie de Novi Sad en flammes le 18 avril 1999. – Madeleine Albright. – L’un des quatre-vingt un enfants yougoslaves tués par l’Otan, Marko Simitch, né en 1997, tué le 31 mai 1999 à Novi Pazar. – Le pont de la Liberté sur le Danube à Novi Sad, bombardé le 13 avril 1999. – Un victime civile lors du bombardement de la ville de Nich le 16 mai 1999. – Des maisons touchées, au grand désespoir des habitants, lors des attaques de Nich du 16 au 19 mai. – L’église de la Vierge de Mouchoutichté (1314), avant et après la destruction par les Albanais, le 10 juillet 1999. – Le monument à Prichtina de Vouk Karadjitch (1787-1864), l’un des géants de la culture européenne, abattu par les Albanais et jeté aux ordures.