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La divulgation des secrets de la diplomatie étasunienne par Julien Assange sur son site Wikileaks, a semé le plus grand désarroi au sein de l’Administration américaine et dans bien d’autres Chancelleries à travers le monde, l’Australien, tel un héros mythique, s’étant attaqué à l’hydre du mensonge qui tient dans son emprise le destin de l’humanité. Or, comme le proclame l’Evangile, le mensonge est le mal et le père du mal, ainsi que le témoignent tristement, des guerres qui ont sévi ces dernières décennies, notamment dans les Balkans et au Proche et Moyen-Orient, sans oublier le Caucase et l’Asie centrale. Rappelons-nous, entre tant d’autres, l’imposture du massacre de Ratchak moyennant laquelle l’Otan déclencha, en 1999, l’apocalypse sur les Serbes afin de leur arracher le Kossovo, ou l’imposture des armes de destruction massive de Saddam, qui fut à l’origine, quatre ans plus tard, du pareil fléau sur les Irakiens. Nos oracles, poussant au crime, répétaient que cela devait réussir en Irak, puisque cela avait si bien réussi au Kossovo. Or, le Kossovo est depuis l’un des trous noirs de l’Europe, et l’Irak continue d’être plongé dans un véritable enfer.
Ou, sans parler de diverses révolutions colorées générées par les mêmes fauteurs du mal, prenons l’un des géants des Finances américaines, Bernard Madoff qui, pendant de longues décennies, a berné des millions de gens, avant que son édifice de mensonge ne s’écroule, jetant tous ces braves gens dans la misère et aggravant bien davantage la crise économique générale. On soupçonne également, et de plus en plus, que l’effondrement des tours orgueilleuses de Manhattan provoquant environ 3000 victimes, le 11 septembre 2001, eut pour cause une gigantesque manigance monstrueuse.
Toujours est-il que Julian Assange, dont le nom rime bien à propos avec Archange, n’a fait que suivre et appliquer l’autre précepte salutaire de l’Evangile: il n’y rien de voilé qui ne sera dévoilé, ni rien de secret qui ne sera connu. Du reste, pourquoi les gouvernants du monde, s’ils étaient si vertueux et tellement guidés par les principes moraux, comme ils ne cessent de nous l'assurer par le biais des médias à leur service, auraient-ils une telle trouille devant la fuite de documents confidentiels hors de leurs forteresses bien gardées ? C’est que ces innombrables pièces constituent autant de preuves de leur duplicité, de leur hypocrisie.
Puisse la vague de la vérité que les révélations par Wikileaks ont suscitée, signifier le début du nettoyage des écuries d’Augias dont la puanteur empeste la planète, les maux infligés à l’environnement s’ajoutant à ceux infligés à l’âme! Dostoïevski disait que seule la beauté était capable de sauver le monde. Hélas, les choses se sont tant aggravées depuis son époque, qu’aujourd’hui on en est arrivé au point de pouvoir affirmer à l’évidence: seule la vérité peut sauver le monde. Et nous ne cessons de le prêcher, plus ou moins dans le désert, depuis de nombreuses années.
Donc, bonne chance à Julian Assange et à ses innombrables amis, supporteurs et défenseurs!
Paris, le 10 décembre 2010.
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