ИСТИНА број 157                                                    Беч, недеља   23. децембар 2007.
 

Des criminels de guerre à la tête du Kosovo
par Alain Chevalérias

             Hachim Thaci, l'ancien chef d'une guérilla coupable de crimes de guerre, va devenir le Premier ministre du Kosovo.
      Le 18 novembre, le PDK (Parti démocratique du Kosovo) a remporté les élections législatives dans un Kosovo placé sous administration des Nations unies. Conséquence, son chef, Hachim Thaci, est appelé a devenir le Premier ministre de cet entité qui aspire à l'indépendance.

Alain Chevalérias, journaliste et écrivain, est consultant au "Centre de Recherches sur le terrorisme depuis le 11 septembre 2001", adresse: 66 avenue des Champs Elysées, 75008 Paris, site: www.recherches-sur-le-terrorisme.com. Le Centre publie le mensuel "Alerte Anti-Terroriste". Alain Chevalérias est aussi le directeur du mensuel  "L'Echelle des Valeurs", adresse:19 rue du Chat Noir- 10130 Chessy-les-Prés, France.

     Il faut savoir qui est Hachim Thaci.  Pendant la guerre d'indépendance menée contre la Serbie, il dirigeait l'UCK, le mouvement de guérilla soutenu par la CIA.
Alain Chevalérias, journaliste et écrivain, est consultant au "Centre de Recherches sur le terrorisme depuis le 11 septembre 2001"      Le 30 novembre 2005, le Tribunal Pénal International (TPI) avait rendu son jugement concernant trois membres de l'UCK accusés de crimes de guerre. Ils s'appellent Fatmir Limaj, Haradin Bal et Isak Musliu.
      On lit dans l'argumentaire supposé justifié la décision des juges, à propos des conditions d'internement de civils serbes à Llapushnik, un village agricole du centre du Kosovo: «Les éléments de preuve démontrent que les conditions de détention dans chacune de ces pièces étaient totalement inhumaines. Les locaux étaient le plus souvent surpeuplés. Rien n'avait été prévu pour les besoins sanitaires des détenus... Les prisonniers dormaient à même le sol en ciment ou sur un peu de paille. Les repas étaient servis de manière irrégulière et il s'écoulait parfois plusieurs jours sans qu'on donne à manger aux détenus... La plupart des prisonniers étaient enchaînés au mur et dans l'impossibilité de se déplacer. Ils étaient contraints de se souiller pour faire leurs besoins. Beaucoup de prisonniers avaient été grièvement blessés, ils avaient des membres cassés, souffraient  de fractures ou de blessures internes. D'autres avaient été blessés par balle. Ils n'ont reçu aucun traitement médical d'aucune sorte alors qu'il y avait au village un médecin et un dispensaire où se rendaient les hommes de l'UCK... »
      Quatorze prisonniers civils de Llapushnik sont portés disparus. L'accusation du TPI n'a pu prouver le meurtre que de trois d'entre eux.
      Le tribunal fait aussi mention d'un charnier, contenant neuf cadavres, découvert dans les monts Berisha«Il a été prouvé que les neuf victimes avaient toutes été emprisonnées par l'UCK», précise l'accusation. Quant à un examen médico-légal, il montre qu'au moins six des victimes ont été tuées par balles.
      En dépit de ces charges et de la responsabilité hiérarchique des accusés, seul l'un des trois a été condamnés, Haradin Bala. Isak Musliu et Fatmir Limaj, le bras droit de Hachim Thaci, ont été déclarés non coupables. «L'accusation n'a pas prouvé que l'un et l'autre de ces deux accusés avaient autorité ou exerçaient un contrôle effectif sur les soldats de l'UCK », lit-on en guise d'explication. 

     Les événements évoqués se déroulaient en juillet 1998. J'étais présent sur les lieux. A la suite d'une opération de la police pour reprendre le contrôle d'une zone passée sous le contrôle de l'UCK, des civils serbes avaient été pris en otages par les guérilleros. Ce sont les mêmes civils serbes dont la détention a été décrite plus haut et les cadavres retrouvés dans le charnier.
      Hachim Thaci, Fatmir Limaj et Isak Musliu étaient les chefs de cette armée dite de libération. Absouts des crimes commis par les hommes qu'ils commandaient, Hachim Thaci et Fatmir Limaj viennent d'être élus députés. Le premier va occuper les fonctions de Premier ministre. Les autorités serbes n'ont pas bénéficié de la même indulgence.
Note: Alain Chevalérias était sur les lieux en Yougoslavie en juillet 1998 et pendant l'attaque de l'OTAN au printemps 1999.

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www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Histoire/kosovo-independance-serbie.html,br.www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Analysesterrorisme/serbie-montenegro-separation.html
http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/breves-violence2006.html#ancre116708


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