CUR
DE PUS
(« Echored »)
Ailleurs au matin
Arrosé du nombre
J'ai l'amour de rien
Aux lèvres d'une ombre
Loin
des mordillages
Nos âmes étrangères
Quand nous tord l'orage
Pour vivre à l'envers
Allergique
à tes souhaits
Sur la cime des sentiments
L'âge expurge un secret
Une faute sans châtiment
Sur
l'entaille amère
Fleurissent ces méduses
Replis de l'enfer
Offerts mes « j'accuse ! »
Ces
coupures d'hier
Unique oraison
Crever solitaire
Sans palpitations
Lorsque
nos langues entreliées
Ces vies sales à suspendre
Là ces membres entremêlés
Goûtent à l'or du gingembre
Quitter
l'artère et claquer l'aorte
Si le cur serre, que le vent m'emporte
Vois
la mise à nu
D'un amant sincère
Sens l'éros aigu
De mon cur ouvert
Puisqu'en
vrai mordu
Mon désir altère
Hérité du cru
En nous l'écho terre
A
mon cur de pus
Tant de curs à plaire
Vertiges
aux excès
De ces blancs chorus
Animal axé
Que l'on dresse en sus
Mal
être enjoué
J'ai l'espoir de glaise
D'argile en doigté ?
Mais qu'aux Dieux ne plaise !
En
moi son être allumé
Au bois du Mont Royal
Des liaisons d'avril ou may
Tendues comme G. Nerval
Good-bye
les faux cris
Ces hardies galoches
Des termes à l'oubli
Mais l'occulte accroche
Indicible
irréel
L'harmonie du reptile
Martyres au pluriel
La folie versatile
En
cordée céleste
Corsaire inutile
En traînée funeste
Tyrannie futile
Inerte en orbite
Eden en guérite
Diabétique
Amsterdam
Ma licorne escamotée
Turlupine à Paname
Baiser l'instant sans regrets
Quitter
l'artère et claquer l'aorte
Si le cur serre, que le vent t'emporte
Vois
la mise à nu
D'un penchant sincère
Sens l'éros aigu
De mon cur ouvert
Qu'un
signe allégué
Vienne un jour guérir
Ces amours soufflées
Avant de partir
Puisqu'en
vrai mordu
Mon désir altère
Mérité du cru
En nous l'écho terre
A
mon cur de pus
Comme un cur à plaire
Dis, quel univers ?
Ta maison d'Ithaque
D'organe et de chair
Au bain Potomak
Outrances
passagères
J'écrase oripeaux
Ces lois meurtrières
Sur l'air d'un banjo
L'orée
draine et fige
L'hécatombe aurige
J'enterre mes défauts
Dans la boue des égaux
Par
l'esprit de pierre
L'équilibre en larves
La cible en jachère
Et naguère en traves
La
nature, méritante intimiste
Dessine un portrait magnanime
Ces cris m'aident, en chants surréalistes
A planter la gangrène en prime
Cavalier
de l'émoi
Sur le cheval de toi
Vole le corbeau du tendre
Au plumage de tes cendres
Mangue
de veine éprise
Sous l'éther des mots
Rénitence de guise
Dans l'arène Margot
L'émail
homogène
Enième art du chaud
Ci-gît morigène
L'on part à l'assaut
Jusqu'au tiers de scène
Au premier des héros
Doux
sont les rêves des amoureux
D'aucuns bien grisants d'insomnies
Face au brouillard des temps heureux
J'avance armé d'un vieux mépris
Quitter
l'artère et claquer l'aorte
Si la vie serre, partir de la sorte
Crois
la mise à nu
D'un aimant sincère
Sens l'éros aigu
De mon cur ouvert
Puisqu'en
vrai mordu
Mon désir altère
Vérité bien crue
En nous l'écho terre
A
mon cur de pus
Plus d'un cur à plaire
Battements
de peur
La lady vacarme
Transpire la lueur
Elle projette un charme
L'esprit
cède au foutre
Plaisant cardinal
Moisi du mois d'outre
Avarié focal
Reykjavik
en puissance
L'or geyser de ta lance
La malice de tes mains
Chaud butin du mutin
Le
beau reste à jouir
Comme un lendemain
Viens t'épanouir
Vendanges et raisins
Car l'amour t'invite aux gourmandises
Roi du curieux banquet des anges
Tes
saveurs sans fin l'homme onirise
Qu'au nectar de l'Autre on se mélange
Dans
la ligne de mars
Tu files en bohème
Heurtant digne farce
Cardiaque en totem
Mammifère souvenir
La mémoire délire
Sensible au malaise
La rupture critique
Culmine au balèze
T'aimer sans panique
Capitaine à tire-d'aile
De ce divin bordel
Bouche à bec éternel
Brûle en vivant sensuel
L'écrémage
de ta peau
Que je l'aime en sursauts
Sous
la lune nos reliefs anonymes
Dons qui chutent aux vertus bellissimes
Embrasser le corps du romantique
Liant la main d'un « regarmonique »
On ne construit rien avec des larmes
On évacue le poids des drames
Claquer
l'aorte puis quitter l'artère
Que l'on s'exhorte, si lourds les curs serrent
Soit
l'amour à nu
D'un amant sincère
Sens l'éros aigu
De mon cur ouvert
Puisqu'en
vrai mordu
Mon désir altère
Vérité toute crue
En nous l'écho taire
A
mon cur de pus
Quelques curs à taire
Soit
l'amour à nu
D'un amant sincère
Sens l'éros élu
De mon cur ouvert
Puisqu'en
vrai mordu
Mon désir altère
Vérité repue
En nous l'écho taire
A
mon cur de pus
Juste un cur à plaire