LA MÂLE IMPENITENCE
Voilà
La mâle impénitence
Des convulsions comme un coma
Vraie sensation d'un autre en soi
Au
milieu du gué
Coule un pieu désir
Celui de s'aimer
Avant de s'enfuir
Mais
je tombe avide
Cru dans tes pensées
C'est l'émoi candide
Que l'on voudrait honorer
Hisser
là ma rage
Les curs avariés
Lacérant l'image
D'un archer crevé
A
l'abri des ires
Là dans la cornée
Entrelis l'avenir
D'un loup blême et qui sait mort-né
A
chacun son arbre
A chacun son marbre, mais
J'ai
envie
D'un baiser, d'une nuit, d'une main
Besoin
de
Ces baisers, infinis, de ces mains
Sans génuflexions
Vient
l'hallali
L'appel des morts
Me crie l'envie
D'étranges essors
L'ode à la lie
Comme à l'aurore
Ces paradis
Que l'âme implore
Ganymède
hors chair
Aux mots effleurés
Goûtant ma litière
D'un thème enlacé
Mes joies sombrent en lui
Nues dans ces coulées
Bousculant l'oubli
D'une âme enjouée même emportée
J'enterre
à Carthage
Mes cris mortifères
Ces années sauvages
Privées de se taire
Quand
l'amen a mal
Vers ce bien-aimé
Partir à cheval
Dominer au loin la journée
A
chacun son arbre
A chacun son marbre, dis
J'ai
besoin
Du baiser, du sourire, de tes mains
Envie de
Tes envies, tes folies, tant de nuits, de demains
Mais
il faut bien ces troubles achever,
Troubles en jais l'habit
Troublant G.H.Boy
Vient
l'hallali
L'appel des morts
Me crie l'envie
D'étranges essors
L'ode à la lie
Comme à l'aurore
Ces paradis
Que l'âme implore
Vient
l'hallali
L'appel des morts
Me crie l'esprit
D'étranges efforts
L'ode à l'orgie
Comme à l'aurore
Ces paradis
Que l'âme implore
Délaissant
ces colliers de nuits
En regardant passer la vie
En somme ses visions d'insomnies
Puisque ces paradis que l'homme adore
Bel hérésiarque, ce paradis, c'est ton trésor