Ah! s'ils pouvaient parler!


Tel joyau précieux, cette jolie poupée,
A la bouche carmin, au regard enchanteur,
Elle fut confidente et apaisa ma peur,
Par la folie de l'homme, un jour, fut égarée !

Le fruit d'adolescence, ensuite, vint à moi :
Dévorant chaque page en suprême abondance,
En des récits troublants, intrigue en avalanche,
Devint mon compagnon, porteur de mon émoi.

Passionnée, je suis, de l'objet en lui-même,
Cajolant ce trésor, par la main ciselé,
Amoureuse, je suis, de l'objet raffiné,
Crée par la beauté de l'oeuvre que l'on aime !

D'une complicité, chérie dès le matin,
Ah ! s'ils pouvaient parler : quelle belle épopée,
En de nombreux éclats, de la joie partagée,
Qu'il fut beau le chemin de mon tendre jardin!