UN ENNUI INFINI


Je suis celui : qui a créé : un temps, où je m'ennuie :
infiniment ; un espace, où
jamais je ne souris. Je suis, celui qui est : prouvant
une origine sophistiquée, m'exerçant :
j'ai inventé, la mort. Telle que je ne la souhaiterai, qu'à
un noble, chien. Me jouant, de mes sens,
j'ai mélangé les couleurs. Vous peignez, depuis,
des genres-scènes : motifs d'une histoire
absurde. Des cris, qui se perdent : en mon indifférence.
A l'exposition des rêves, momifiés. Oh, vous vous attendiez
à ce qu'un sourire s'échappe, des lèvres, gourmandes. Mais :
ma mémoire est, plus ancienne. Que les antiques, antiques chemins
recroquevillés douloureusement, sous les pieds
des villes, anéanties. Apaisant : cette faim de donner forme,
faim, de glaise, de vos
vies, insignifiantes. Je savais, que vous ne comprendriez, rien.
J'expose des inventions, inutiles :
j'offre, des arts libres. Jamais : vous ne m'avez
reconnu. Dans les traits d'un enfant, pensif.

ANTOLOGIJA SRPSKE POEZIJE NA FRANCUSKOM JEZIKU
  Prevod: Boris Lazić, književnik i prevodilac Webmaster: Sky Seeker
  Urađeno u okviru sajta: www.tvorac-grada.cjb.net